J’ai bien fait de refuser la pub sur mes blogs, finalement…
Non parce que je finissais par me demander si mon intégrité ne virait pas au psychorigide… A force de défendre mon point de vue selon lequel je ne voulais pas faire défiler des bannières de filles à poil sur mes blogs, refusant les démarchages glauques, affirmant que les contenants ne sont pas à vendre et que je n’accepterais qu’une seule forme de rémunération éventuelle, à savoir être payée pour écrire des articles ou alors continuer tranquillement à écrire dans mon petit coin, j’ai commencé à douter du bien-fondé de ma position.
Il faut dire qu’avec l’avènement du Web 2.0 et l’argument selon lequel on tisse du lien social en faisant du lecteur un acteur à part entière du réseau, les agences et groupes divers ont trouvé un bon moyen de réduire les coûts de rédaction au minimum en flattant l’ego des rédacteurs bénévoles : tu as de la chance d’être lu, glorifie-toi mais pousse-toi un peu, s’il te plaît, et ne viens pas me déranger pendant que je vends mes espaces publicitaires pour faire un tas de fric sur ton dos…
Par ailleurs, comme je n’ai jamais eu la prétention de me croire plus bankable que n’importe qui d’autre, c’est en toute bonne foi que je m’éclate sur mes blogs.
C’est la raison pour laquelle je défends avec conviction deux façons d’écrire :
- De façon bénévole mais COMPLETEMENT bénévole, c’est-à-dire sans publier sur un mag en ligne dont le propriétaire va tirer profit à mes dépens, ce que je fais sur Epidemik, Girly but Sexy ou ici.
- En étant payée pour le faire, c’est-à-dire à la pige, à l’article, au forfait, comme on veut mais payée pour écrire.
C’est donc avec plaisir que je communique aujourd’hui sur le poste de rédactrice que m’a offert Neoplaisir.
A partir de la semaine prochaine, j’intégrerai donc la rédaction du blogzine Neoplaisir, qui est en cours de remaniement : la conception est en train de bouger et le blog sera étoffé de nouvelles rubriques, auxquelles je contribuerai pour une part à la fois sexo, dans le même esprit que celui qui anime les pages de Girly but Sexy, et pour une autre part dans un esprit se rapprochant plus des chroniques de ce blog. La partie magazine du site, avec ses dossiers complets et ses rubriques artistiques décalées, continuera d’être alimentée régulièrement par le journaliste Jean-Pierre Dao.
Je conserverai à la fois ma liberté de ton et le choix des sujets que je choisirai de traiter sur le blog. Je poursuivrai les tests de produits mais ne serai en aucun cas appelée à faire du publi-rédactionnel chez Neoplaisir.
En collaboration active avec le webmaster et Jean-Pierre Dao, sans oublier des intervenants ponctuels, nous ferons vivre et évoluer le blogzine dans une direction qui se veut innovante, et ouverte à la fois sur la blogosphère féminine et sur la sphère sexy, entre lesquelles nous casserons avec enthousiasme les clivages souvent artificiels.
Je contribuerai au dynamisme de ce blogzine dans le cadre du rédactionnel proprement dit mais également dans le cadre d’une fonction créative. C’est un projet audacieux mais très stimulant.
Ô Lectrice, merci de m’avoir portée jusque là : c’est aussi à toi que je dois d’avoir résisté à l’appel des centimes d’Euros tombant dans ma tirelire au rythme des filles à poil défilant sur les blogs de fesse, et d’avoir gardé une ligne de conduite qui me permet aujourd’hui de participer à ce projet.
Pour ce blog, évidemment, rien ne change. Faut pas déconner non plus !




